De Paris à Dieppe à vélo - [Le calepin du geek]
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De Paris à Dieppe à vélo

300 km. Partie française France de la véloroute AV : Paris - Londres.

Article mis en ligne le 1er août 2015
par aldoniel
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En quelques mots : à faire en trois à quatre jours, avec un vélo de type VTC. L’itinéraire n’est sécurisé qu’environ sur la moitié du trajet (à la louche). L’intérêt touristique est intermédiaire. La difficulté est moyenne. Recommandé pour une courte escapade depuis Paris, ou pour partir à Londres.

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Il existe un itinéraire bis en passant par le Vexin représenté en magenta sur la carte, et un autre non représenté passant par le canal de l’Ourq pour sortir de Paris sur le site de MDB.

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Ci-dessous, quelques extraits de mon journal de voyage :

 Premier jour : « canal Saint-Denis, méandres de la Seine et bords de l’Oise. » 92 km.

L’itinéraire commence le long du bassin de la Villette puis se continue le long du canal de Saint-Denis. La route pourra varier assez brutalement d’infrastructures urbaines flambant neuves, à un improbable chemin de brousse où il faudra soi-même déplacer les arbrisseaux abattus. En se rapprochant de Saint-Denis, on observera avec une distance respectueuse cette jeunesse, et moins jeunesse, issue « de la diversité », généralement regroupée en bandes, en pleine activité culturelle de dégustation de bière et de production de verre pilé.
En arrivant à Colombes, on franchira une frontière invisible comme tracée droit à la plume, d’une friche industrielle, à une voie dédiée à travers les bords de Seine aménagés. On sentira que les Yvelines ont un passé bourgeois qui éclaire encore le présent.
Passage devant le château de Maisons-Laffitte, et pour finir devant le château de Conti.
Arrêt au camping des trois sources, au sud-ouest de Beaumont-sur-Oise, qui a pour seule particularité et intérêt d’être le premier sur la route (camping-caravaning).

 Deuxième jour : « retour à la réalité, l’absence de véloroute » 92km.

Une journée plus fatigante. Les chemins du matin ne sont que de petite pistes terreuses ou herbeuses suivies de belles piste et routes calmes. Pour finir, du Prieuré Saint-Christophe-en-Halatte jusqu’à La Neuville-en-Hez, il ne s’agit presque que de départementales dangereuses (du type mortel). C’est éprouvant, car l’angoisse d’être fauché pousse à accélérer, mais sans grand résultat si ce n’est de puiser dans ses forces.
À Chantilly, je n’ai malheureusement pu admirer le château que de l’extérieur, les portiers ont en effet appliqué avec rigueur les règlements, interdisant l’accès aux vélos, même tenus à la main. Or, il n’existait aucune consigne pour poser ses bagages ni même aucun parking à vélo. Une vraie politique anti-cyclotourisme, exactement à l’antithèse de Chambord. D’après leur site, en 2015, les vélos sont toujours interdits.
On se consolera en visitant la cathédrale romane gothique de l’Assomption de Notre Dame à Senlis, bien plus accueillante.
Le camping** de La Trye à Bresles est bien aménagé, et profite bien d’une sorte de monopole local (14€ le carré d’herbe, hors saison ! )

 Troisième jour : « des départementales et des faux plats » 88km.

Même si l’intérêt touristique de cette partie reste moyen, on traversera de beaux villages français, où l’on cultive la terre, où l’on cherche à embellir sa propriété, dans une sorte de bonheur inconnu des citadins.
On passera rapidement devant l’église Saint-Étienne de Beauvais, pour s’attarder l’abbaye Saint-Germer-de-Fly. Il s’agit des rares endroits où l’ancienne église romane-gothique est restée accolée à la nouvelle chapelle de style gothique rayonnant.
Fin de la journée au très calme camping municipal de la Minière à Forges-les-Eaux.

 Quatrième jour : « arrivée à Dieppe » 60 km [1]

À partir de Forges-les-Eaux, on arrive sur la seule route parfaitement aménagée du voyage, la voie verte Londres-Paris. Un itinéraire protégé, un revêtement de qualité en asphalté, un paysage bucolique : que demande le peuple ?
Pour le déjeuner, on profitera des charmes du lavoir de Mesnières-en-Bray.
L’arrivée à Dieppe est assez décevante. On passe devant un ambitieux panneau « ville vélo-touristique », manifestement le premier et le dernier aménagement pour vélo d’une ville qui ne possède même pas l’embryon d’une piste cyclable. Il existe même des terre-plein centraux qui privent la route de l’espace de sécurité pour doubler, et inspirent aux chauffards des manœuvres audacieuses et mortifères pour dépasser les vélos. Le trafic est exceptionnellement dense et rapide sur des double ou triple voies. Clairement cette ville à donné la priorité aux automobiles et tout est fait pour ne rien y changer. À fuir.

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Dénivelé Paris - Dieppe
Notes :

[1Oui, il existe une discordance entre la distance GPS et celle de chaque étape... je jette là un voile pudique par faute de temps

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