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10 bonnes raisons de ne pas aller à Naples

En toute mauvaise foi, comme après deux vols (un violent) et un macabé sur règlement de comptes, en trois jours.

Article mis en ligne le 25 août 2015
par aldoniel
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Embellissements d’une fontaine, marina de Naples

 1) La ville est très peu sécurisée et les vols sont fréquents

  • vol par des pickpockets, banal, dans la rue et en plein jour (vécu par un ami, dans la poche de son sac à dos).
    • Parade : porter le sac à dos sur le ventre, et marcher en groupe serré comme les Asiatiques...
  • Vol violent dans la rue (vécu), en arrachant un sac porté en bandoulière, éventuellement avec un cutter pour couper la lanière. Les colliers sont aussi ciblés. Il paraît qu’il s’agit du sport local de Naples tellement c’est fréquent.
    • La technique est simple, vous vous promenez dans une des rues principales d’où partent quelques ruelles mal éclairées. Lorsque vous traversez la rue, un scooter vous fonce dessus (ce qui est habituel vu le style de conduite locale), mais au lieu de s’arrêter, il vous fixe (pour chercher un objet à voler), l’arrache, puis s’enfuit en scooter dans la ruelle adjacente.
    • L’agression est rapide, il n’y a guère de parade : ne rien porter en bandoulière, porter les affaires sous ses vêtements ou dans un sac un à dos.
  • Sortir se promener la nuit est manifestement une mauvaise idée. Prenez le métro.
  • Les différentes attaques dans une voiture (attaque au pavé sur les vitres, pneux crevés...) ne sont pas rares.

 2) La mafia est bien implantée

  • pendant notre séjour, un habitant de l’immeuble a été refroidi devant le palier, au grands cris « d’assassins » lancés par la femme qui l’accompagnait. Bien sûr, dans le quartier, personne ne voudra vous parler, on vous répondra simplement « je ne parle pas italien » (ni français, espagnol ou anglais), ou plus clairement, en chuchotant « vous savez, ici à Naples, on a la mafia ». La police n’est même pas appelée...
  • Traumatisme garanti

 3) La ville est sale

  • Le sol est constellé d’ordures, de même que les fontaines publiques.
  • Les murs sont intégralement taggés, ne parlons pas du métro.
  • Ne vous préoccupez pas trop du tri sélectif, de toute façon un bref coup d’oeil dans les bacs montre qu’il est mal fait ou pas fait. La mafia gère les ordures, et le faux recyclage est une activité peu risquée et lucrative.

 4) La ville est pauvre

  • autour de la gare centrale, c’est plus que la cour des miracles avec sa mendicité « non-italienne » plus ou moins agressive.
  • l’absence de toilettes publiques dans la ville se fait bien sentir (au sens propre)
  • malgré ses quelques yachts de luxe en mouillage, la « Marina » à tout le charme d’une zone portuaire dépréciée.
  • « il faut voir Naples pour son ambiance et ses rues avec son linge qui sèche aux fenêtres et le bric-à-brac des balcons. »
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Ornemments du métro, Naples (mais ça aurait pu être la rue)

 5) La ville présente une esthétique « authentique »

  • En dehors des quelques zones huppées très limitées, la quasi-totalité des bâtiments est dans un état de décrépitude avancée, ou éventuellement menace ruine. Il n’est pas inhabituel dans une journée de marche de devoir contourner une zone fermée à cause des risques d’effondrement
  • Les constructions sont totalement anarchiques sans aucune vision de plan d’urbanisme. J’ai déjà parlé de la mafia ? Il paraît que c’est elle qui gère en partie les autorisations…

 6) La circulation est stressante

  • Le style de conduite est très imaginatif. Le code de la route, un concept étranger.
  • Les scooters, notamment, roulent n’importe comment, sur les passages piétons les trottoirs et vous foncent dessus éventuellement.
  • La seule façon de traverser les rues est de forcer le trafic qui s’arrêtera, ou pas. (Étrangement, on ne croise aucun Allemand dans cette ville, le choc culturel sans doute .. .).

 7) Les activités dans la ville sont limitées

  • Le principal intérêt de la ville est sa situation géographique qui permet de rayonner sur les autres points d’intérêts de la région.
  • À l’exception notable du Musée archéologique national de Naples, qui est le complément indispensable d’une visite à Pompéi. On y retrouve en effet les oeuvres d’arts retirées de la ville, qui se limite essentiellement aux murs et fondations.
  • Il faut cependant se méfier des fermetures.
  • Compter une demi à une journée pour flâner dans la ville.
  • Même un moment plage-détente sera difficile, il faudra s’éloigner loin de la ville, sans solution satisfaisante en transports en commun.

 8) La cuisine est moins fine qu’à Rome

  • cependant, les pizzas sont excellentes dans la moindre échoppe, et sans commune mesure avec le quelconque que l’on trouve en France d’ordinaire.

 9) Le métro est dysfonctionnant

  • La fréquence des dessertes est très faible, on pourra compter sur certaines lignes le soir un train toutes les demi-heures, qui sera souvent supprimé sans aucune annonce.
  • Compter un train toutes les 15-20 minutes même le matin en semaine.

 10) Le Vésuve a tué Pline l’Ancien

  • Sans trop insister sur les risques d’anéantissement touristique par une nuée pyroclastique, je veux dire par là que cet article est volontairement écrit en toute mauvaise foi suite au traumatisme né de la confrontation à la criminalité.
P.S. :

Les amoureux de Naples seront vengés dans l’article bientôt à venir : que faire de beau autour de Naples.

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